30/03/14

Analyse 'au fond' du système réglementaire
dans le domaine de la circulation routière.

Pourquoi tant de conducteurs ressentent-ils tant "d'abus" ??



Résumé pour "lecteurs très pressés"

Nos gouvernants nous imposent d'être 'infaillibles' dans le seul domaine de la réglementation routière, ils nous sanctionnent, préventivement, sans considération de l'absence de préjudice ou de victime (façon science-fiction -cf 'Minority Report'), et même d'une 'absence de volonté délibérée' de se mettre en faute, simplement parce qu'ils sont en faillite et que la route est une source de revenus inépuisables ne portant pas le nom d'impôts (sous-entendu, c'est de notre faute si on paye et pas à cause de leur malhonnêteté).


Analyse détaillée
1 Constat général :
Dans tous les domaines de la vie en société, le caractère (inévitablement) faillible de l'être humain est reconnu.  Qu'il s'agisse des plus diplômés (chirurgiens, pilotes de ligne, architectes, juges) ou des citoyens 'ordinaires', le droit à l'erreur est une évidence, et les sanctions encourues en cas de 'faute avérée' sont toujours proportionnées à la réalité des faits, aux préjudices causés par la faute, et à l'existence de circonstances atténuantes ou aggravantes (seuls notre classe politique et une grande part de nos administrations -dont le judiciaire- échappe progressivement depuis 50 ans à ces règles de bon sens).
Dans le cas du "citoyen conducteur / usager de la route" ces "règles de justice basiques" ne s'appliquent pas.  La constatation journalière que peuvent faire les conducteurs dans leur immense majorité est l'évidente exagération de certaines sanctions, facilitée par l'évolution largement abusive de la 'réglementation routière'.
La conséquence générale en est la verbalisation, abusive et malhonnête jusqu'à devenir ce que nous qualifions de "racket d'état", d'un nombre croissant de conducteurs 'ordinaires' dont les "prétendues erreurs" n'ont le plus souvent causé aucun préjudice, ni même une simple gène, à un autre usager.
A l'évidence nos gouvernants utilisent "l'émotion causée par les accidents graves" pour justifier une répression-racket qui transforme systématiquement des dizaines de millions de citoyens en responsables des 4000 décès annuels.  En parallèle, les sanctions appliquées à certains chauffards et récidivistes ne sont pas assez lourdes et efficaces (la saisie du véhicule, mise en vigueur plus de quatre ans après nos premières demandes reste encore exceptionnelle et trop rare).

Exemples précis :
Parmi les premiers exemples les plus évidemment discutables de la réglementation actuelle nous pouvons citer :
  • l'interdiction de téléphoner dans un véhicule garé et frein à main serré si le moteur tourne (idem pour l'obligation de ceinture),
  • les limitations de vitesse (déjà très souvent abusives) avec une simple 'marge technique' de 5km/h,
  • l'obligation d'arrêt marqué au 'stop' alors que cela fait plus de 40 ans que nous savons utiliser le 'cédez le passage' (un stop 'glissé' à 2 ou 3km/h ne peut être considéré comme 'brûlé à 60km/h', or aujourd'hui c'est la même sanction),
  • le summum de l'injustice "in-constitutionnelle" est dans la durée "illimitée" des retraits de points (la condition de leur retour, étant soumise à d'autres faits, est une exception absolue de l'ensemble des règles habituelles des sanctions dans un état de droit).  Sur ce dernier point on notera d'ailleurs que l'abus évident de la loi d'origine (trois ans sans autre infraction pour récupérer UN point, soit 36 ans pour les 12...) a conduit les législateurs à diminuer deux fois ce délai, en 2007 et 2011 pour en arriver à 6 mois pour les infractions à un point.  C'est donc une division par SIX de la sanction d'origine... ce qui démontre son caractère exagéré, et ne lui enlève pas son caractère "illimité" et donc, selon nous, totalement illégitime et abusif).
La liste est très longue, donc non exhaustive.....

Explications :
Seule la volonté délibérée de nos gouvernants d'utiliser 'la route et les conducteurs' comme une exceptionnelle 'pompe à impôts déguisés' explique l'ensemble des faits décrits ci-dessus.  Deux constations supplémentaires le démontrent :
  • l'utilisation du seul chiffre des 'décès' (au lieu du 'nombre d'accidents ayant causé des blessures -évolution certainement très différente !) est volontairement destinée à jouer sur 'l'émotion populaire' et à utiliser les progrès techniques évidents (ceinture, ABS, airbags, etc...) au seul 'bénéfice' de la prétendue efficacité d'une politique de racket,
  • la (discrète) "politique du chiffre" révélée régulièrement par certains médias spécialisés, avec témoignages de membres des forces de l'ordre, ou copies d'instructions hiérarchiques, est un évident abus de pouvoir d'une malhonnêteté délibérée.  N'étant pas tous idiots, nous, conducteurs, avons bien conscience de cette répression croissante et faisons notre possible pour l'éviter.
    'Faire du chiffre' conduit donc nécessairement à :
    • un durcissement régulier de la réglementation pour faciliter les verbalisations (gilet, triangle, éthylotest, 80km/h...),
    • des abus de plus en plus fréquents de verbalisations et même,
    • des contraventions délibérément malhonnêtes parce que mensongères de la part de forces de l'ordre qui utilisent leur 'assermentation', avec la 'complicité' de la majorité des tribunaux de police, pour verbaliser des stops 'prétendus mal marqués', ou des 'feu jaune' transformés en 'rouge'.  Seule l'utilisation d'une caméra embarquée peut permettre désormais de se défendre de ces abus, sous réserve que le juge accepte de 'visionner la preuve', ce qu'il faudra vérifier très vite.
Conclusions :
Il faut absolument, pour faire cesser le véritable racket que nous subissons sur la route, obtenir la modification substantielle d'un certain nombre de lois et réglements.  Autant il faut durcir les sanctions contre les véritables chauffards, responsables d'accidents et de victimes plus ou moins graves, autant il faut garder la sagesse et la mesure dans les sanctions et décisions judiciaires envers des conducteurs qui n'ont fait aucune victime.  Pour cela nous devons être nombreux à nous manifester auprès des autorités, et nous vous attendons donc en soutien de notre combat.